Invalidité : votre retraite LPP continue-t-elle de se construire ?

Une rente d’invalidité ne signifie pas forcément que votre retraite LPP cesse de se construire.

La vraie réponse se cache dans deux endroits rarement lus ensemble : le minimum légal et le règlement de la caisse. Et les deux ne parlent pas toujours avec les mêmes mots.

Un exemple fictif

Sophie vit en couple, ses enfants sont adultes et son salaire annuel était de 105’000 francs. Après une maladie, l’AI lui reconnaît une invalidité entière. Sa caisse de pension lui accorde aussi une rente d’invalidité.

Comme elle ne reçoit plus de salaire, Sophie pense que son avoir de vieillesse est figé jusqu’à la retraite.

Dans le minimum LPP, ce n’est pas le principe.

La caisse tient un compte en arrière-plan

Lorsqu’une institution de prévoyance verse une rente d’invalidité, l’article 14 OPP 2 lui impose de continuer à tenir le compte de vieillesse de la personne invalide jusqu’à l’âge de référence. Cet avoir porte intérêt. Des bonifications de vieillesse continuent aussi d’être calculées.

Mais attention au raccourci : elles ne sont pas forcément calculées sur les 105’000 francs du dernier salaire brut de Sophie. La base légale est le dernier salaire coordonné de sa dernière année d’assurance.

Autrement dit, « la caisse continue » ne veut pas dire « l’employeur et moi continuons à verser exactement les mêmes montants qu’avant ».

Deux calculs à ne pas confondre

Pour calculer la rente d’invalidité minimale, la caisse projette les bonifications des années futures et les ajoute sans intérêt à l’avoir déjà acquis. C’est le calcul de la rente d’invalidité.

En parallèle, le compte de vieillesse tenu pour une possible réinsertion porte, lui, intérêt. Ce n’est donc pas le même mécanisme ni nécessairement le même chiffre que la rente de retraite projetée sur un certificat.

En cas d’invalidité partielle, la situation est encore plus technique : une partie relève du traitement de l’invalidité et l’autre reste liée à l’activité. Il faut demander une ventilation écrite.

Le règlement peut changer la mécanique

Le minimum légal ne raconte pas tout, surtout pour la part surobligatoire.

Exemple concret, limité à cette caisse : dans son règlement valable dès le 1er janvier 2026, CPVAL prévoit que l’assuré est libéré du paiement des cotisations dès le début de ses prestations d’invalidité, proportionnellement au taux de rente. La caisse prend ces cotisations en charge et applique le plan épargne standard. À l’âge de référence, sa rente d’invalidité est remplacée par la rente de retraite réglementaire.

Une autre caisse peut avoir une autre structure, un autre délai et un autre traitement de la part surobligatoire. Copier la réponse d’un collègue serait donc une drôle de stratégie de retraite.

Les quatre questions à poser

  • À quelle date la caisse commence-t-elle réellement ses prestations d’invalidité ?
  • Quelles cotisations ou bonifications sont prises en charge, et selon quel plan ?
  • Quel salaire assuré sert de base pendant l’invalidité ?
  • Que devient la prestation à l’âge de référence, pour la part obligatoire et la part surobligatoire ?

Le règlement entre dans votre analyse CreditX

Un certificat donne des chiffres. Le règlement explique les conditions derrière ces chiffres. Pour Sophie, cela peut changer la lecture de sa couverture : quel salaire sert de base, quel plan continue à alimenter son épargne et que devient la rente à la retraite ?

Dès le lundi 5 octobre 2026, CreditX proposera une lecture complète du règlement de la caisse de pension et intégrera ses dispositions à l’analyse de la situation de l’utilisateur. Le règlement servira ainsi à préciser la portée des chiffres du certificat.

Nous mettons à jour notre bibliothèque et assurons une veille régulière des versions disponibles. Si une caisse ne publie pas son règlement, l’utilisateur pourra l’importer : le système l’ajoutera à la bibliothèque pour l’intégrer à son analyse.

Même un conseiller expérimenté peut laisser passer une clause. L’objectif de cette lecture est de faire ressortir les points cruciaux pour la situation de chacun et de réduire le risque d’oubli. Les cas particuliers restent à confirmer auprès de la caisse.

Découvrez CreditX sur l’App Store : https://apps.apple.com/us/app/creditx/id6793468363

Sources officielles

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